Combien vaut une heure de votre temps quand vous êtes entrepreneur ?
Il y a une ressource que tous les entrepreneurs possèdent exactement dans les mêmes proportions.
Le temps.
Que votre entreprise réalise 30 000 €, 300 000 € ou 30 millions d’euros de chiffre d’affaires, une journée continuera de compter vingt-quatre heures.
Pourtant, lorsqu’il s’agit de prendre une décision, nous raisonnons beaucoup plus facilement en euros qu’en heures.
Un prestataire nous propose une intervention à 300 € ? Nous voyons immédiatement la dépense.
Un logiciel coûte 80 € par mois ? Nous nous demandons s’il sera rentable.
Mais passer nous-mêmes quatre heures à réaliser la même tâche ?
Cela nous semble parfois gratuit.
Après tout, aucun argent n’est sorti du compte bancaire.
Et c’est probablement l’une des erreurs de calcul les plus fréquentes lorsqu’on entreprend :
considérer son propre temps comme une ressource gratuite.
Il ne l’est pas.
La difficulté consiste simplement à déterminer ce qu’il vaut réellement.
Une heure de travail ne vaut pas forcément votre taux horaire
Commençons par éviter un raccourci.
Si vous facturez vos prestations 100 € de l’heure, cela ne signifie pas que chacune des heures de votre semaine vaut 100 €.
Une partie importante du temps d’un entrepreneur n’est pas directement facturable.
Il faut prospecter, préparer des devis, gérer l’administratif, répondre aux emails, organiser les projets, faire de la comptabilité, communiquer, se former, résoudre des problèmes ou simplement réfléchir à la stratégie de l’entreprise.
Imaginons un indépendant travaillant 40 heures par semaine.
Il ne facturera probablement pas 40 heures.
S’il facture effectivement 25 heures, les 15 heures restantes doivent malgré tout être financées par son activité.
À cela s’ajoutent les charges de l’entreprise, les logiciels, le matériel, les assurances, les impôts, les périodes creuses, les congés et les imprévus.
Le prix d’une heure vendue et la valeur d’une heure de travail sont donc deux notions différentes.
Et c’est justement ce qui rend le sujet intéressant.
Votre temps a au moins trois valeurs différentes
Pour réfléchir correctement, je trouve utile de distinguer plusieurs formes de valeur.
La première est la valeur facturable.
C’est la plus simple à comprendre. Si une prestation est vendue 600 € et nécessite six heures de travail, elle génère théoriquement 100 € de chiffre d’affaires par heure de production.
Mais il existe aussi une valeur stratégique.
Une heure passée à réfléchir à une nouvelle offre ne génère peut-être aucun euro aujourd’hui. Pourtant, si cette offre produit 50 000 € de chiffre d’affaires dans les deux prochaines années, cette heure aura été extrêmement précieuse.
Enfin, il existe une valeur d’opportunité.
C’est la valeur de ce que vous auriez pu faire pendant cette heure.
Et c’est probablement celle que nous oublions le plus souvent.
Le coût d’opportunité : ce que vous ne faites pas pendant que vous faites autre chose
Imaginons que vous décidiez de refaire vous-même une présentation commerciale.
Vous maîtrisez suffisamment Canva pour obtenir un résultat satisfaisant.
Vous y passez cinq heures.
Vous n’avez rien dépensé.
Vous avez donc économisé de l’argent.
C’est du moins la première lecture.
Mais pendant ces cinq heures, vous n’avez pas prospecté, travaillé pour un client, préparé une nouvelle offre, rencontré un partenaire ou avancé sur un projet stratégique.
La véritable question n’est donc pas seulement :
« Combien m’aurait coûté quelqu’un pour réaliser cette tâche ? »
Elle devient :
« Qu’aurais-je pu faire de plus utile pendant ces cinq heures ? »
C’est cela, le coût d’opportunité.
Et il change énormément la manière de regarder son emploi du temps.
Le piège du « je vais le faire moi-même, ça ne me coûtera rien »
C’est une phrase extrêmement courante au début d’une entreprise.
Et soyons clairs : elle peut être parfaitement rationnelle.
Lorsqu’on démarre avec peu de trésorerie, il faut parfois remplacer l’argent par du temps.
On crée soi-même ses premiers supports.
On gère son site.
On apprend à utiliser certains outils.
On s’occupe de tâches que l’on délèguera peut-être plus tard.
Ce n’est pas nécessairement une erreur. Cela permet même souvent de comprendre beaucoup mieux le fonctionnement de son entreprise.
Le problème apparaît lorsque ce raisonnement devient permanent.
Une entreprise peut continuer pendant des années à faire manuellement des tâches simplement parce qu’elles ont toujours été faites ainsi.
Le dirigeant ne se demande plus si cette organisation est rentable.
Il se dit simplement :
« Je sais le faire. »
Comme nous l’avons vu dans l’épisode précédent, savoir faire quelque chose ne signifie pas nécessairement que nous devrions continuer à le faire.
Prenons un exemple concret
Imaginons une entreprise dont le dirigeant estime raisonnablement que son activité permet de générer environ 70 € de marge ou de valeur productive par heure lorsqu’il travaille sur ses missions principales.
Chaque mois, il consacre six heures à une tâche administrative répétitive.
Cela représente 72 heures par an.
Si cette tâche pouvait être automatisée ou déléguée pour 1 500 € par an, le premier réflexe pourrait être :
« 1 500 €, c’est cher. Je préfère continuer à le faire moi-même. »
Mais 72 heures valorisées à 70 € représentent théoriquement :
5 040 € de temps.
Le calcul n’implique évidemment pas que déléguer fera automatiquement apparaître 5 040 € sur le compte bancaire.
Encore faut-il utiliser intelligemment les 72 heures récupérées.
Mais il révèle quelque chose d’important :
la solution apparemment gratuite possède elle aussi un coût.
Le temps récupéré n’a de valeur que si vous savez quoi en faire
C’est une nuance fondamentale.
Déléguer une tâche de quatre heures pour passer ensuite quatre heures à regarder son téléphone n’a pas créé 400 € de valeur supplémentaire.
Et ce n’est pas nécessairement grave : le repos possède lui aussi une valeur.
Mais économiquement, il serait faux de prétendre que chaque heure « gagnée » se transforme automatiquement en chiffre d’affaires.
Le raisonnement devient réellement intéressant lorsque l’entrepreneur sait précisément ce qu’il fera du temps récupéré.
Par exemple :
4 heures libérées → préparation de propositions commerciales → nouveaux contrats
ou :
4 heures libérées → amélioration d’un processus → gain récurrent
ou encore :
4 heures libérées → développement d’une nouvelle offre → nouvelle source de revenus
La question n’est donc pas simplement :
« Comment gagner du temps ? »
Mais :
« Pourquoi ai-je besoin de récupérer ce temps ? »
Toutes les heures ne se valent pas
C’est probablement l’un des éléments les plus importants.
Une heure passée à effectuer une tâche répétitive n’a pas nécessairement la même valeur qu’une heure passée à négocier un contrat important.
Une heure de production n’a pas la même fonction qu’une heure consacrée à la stratégie.
Une heure de formation peut ne rien rapporter aujourd’hui mais transformer votre productivité pendant plusieurs années.
Une heure passée avec un client important peut renforcer une relation commerciale durable.
Et une heure passée à ne rien produire peut parfois être indispensable pour retrouver suffisamment d’énergie et prendre une bonne décision.
Chercher à attribuer exactement le même montant à chaque heure est donc une erreur.
L’objectif est plutôt de comprendre où votre présence apporte réellement le plus de valeur.
Le dirigeant devient parfois la personne la plus chère pour effectuer les tâches les moins importantes
C’est un paradoxe fréquent dans les petites entreprises.
Au début, le dirigeant fait presque tout.
Puis l’activité se développe.
Son expertise augmente.
Son réseau augmente.
Sa capacité à vendre augmente.
La valeur potentielle de son temps augmente également.
Mais certaines habitudes ne changent pas.
Il continue à effectuer une tâche administrative qui pourrait être automatisée.
À modifier manuellement un document récurrent.
À résoudre lui-même chaque petit problème.
À effectuer une saisie qui pourrait être confiée à quelqu’un d’autre.
On arrive alors à une situation étrange :
la personne possédant potentiellement le temps le plus précieux de l’organisation continue parfois à effectuer les tâches ayant le moins besoin d’elle.
Ce n’est pas une question d’ego ou de statut.
Certaines tâches simples peuvent parfaitement être agréables à réaliser.
La question est plutôt de savoir si cette organisation est choisie ou subie.
Combien vaut alors réellement votre heure ?
Il n’existe pas une formule universelle, mais on peut commencer par quelques calculs simples.
Prenez le chiffre d’affaires annuel de l’entreprise et comparez-le au nombre réel d’heures travaillées.
Imaginons :
100 000 € de chiffre d’affaires annuel
pour environ :
1 800 heures travaillées dans l’année.
Cela représente environ :
55,56 € de chiffre d’affaires par heure travaillée.
Mais ce chiffre ne constitue pas encore la valeur réelle de votre temps.
Il faudrait intégrer les charges, la marge, les heures des collaborateurs, les achats et la structure de l’entreprise.
On peut donc aller plus loin en calculant la valeur produite après certains coûts.
Mais l’objectif n’est pas forcément d’obtenir un chiffre comptable parfaitement exact.
Il est surtout de disposer d’un ordre de grandeur permettant de prendre de meilleures décisions.
Une méthode simple : définir votre « heure de référence »
Pour un entrepreneur ou un indépendant, je trouve intéressant de déterminer une valeur indicative.
Supposons qu’après analyse de votre activité, vous considériez qu’une heure réellement productive consacrée à votre cœur de métier vaut environ 80 €.
Vous disposez désormais d’un point de comparaison.
Une tâche vous prend trois heures chaque semaine.
Cela représente :
3 h × 80 € = 240 € de valeur théorique par semaine.
Sur 45 semaines de travail :
10 800 € de temps théorique par an.
Soudain, une automatisation coûtant 2 000 € n’est plus regardée de la même manière.
Encore une fois, cela ne signifie pas qu’elle rapportera automatiquement 8 800 €.
Mais elle mérite désormais d’être étudiée sérieusement.
Le vrai calcul : coût × fréquence × durée
Nous sous-estimons particulièrement les petites tâches répétitives.
Une opération de cinq minutes paraît insignifiante.
Mais si elle est réalisée vingt fois par jour :
5 minutes × 20 = 100 minutes par jour.
Sur 220 jours travaillés :
366 heures environ.
Une petite tâche peut donc représenter plusieurs semaines de travail sur une année.
C’est précisément pour cela que les automatisations les plus intéressantes ne sont pas toujours les plus spectaculaires.
Automatiser une opération de deux heures réalisée une fois par an présente peu d’intérêt.
Automatiser correctement une opération de trois minutes réalisée cinquante fois par jour peut transformer une organisation.
La fréquence compte autant que la durée.
L’intelligence artificielle modifie le prix du temps
L’IA rend cette réflexion encore plus importante.
Prenons une tâche qui nécessitait auparavant une heure.
Avec une intelligence artificielle correctement utilisée, elle peut parfois être réalisée en vingt minutes.
La valeur ne vient pas uniquement du résultat produit.
Elle vient également des quarante minutes récupérées.
Sur une tâche quotidienne, cela représente environ 147 heures économisées sur 220 jours travaillés.
Presque quatre semaines de travail.
Évidemment, toutes les tâches ne peuvent pas être accélérées de cette manière et le résultat de l’IA doit souvent être vérifié, corrigé ou enrichi.
Mais le principe est important.
L’intelligence artificielle ne doit pas uniquement être évaluée en demandant :
« Est-ce qu’elle sait faire cette tâche ? »
Il faut également demander :
« Combien de temps peut-elle réellement me faire gagner sans diminuer la qualité ? »
Mais attention à l’obsession de la productivité
À force de parler de valeur horaire, d’automatisation et de rentabilité, on peut rapidement tomber dans une vision assez absurde de l’entrepreneuriat.
Chaque minute devrait devenir productive.
Chaque déplacement devrait être utilisé pour écouter un podcast.
Chaque déjeuner devrait devenir un rendez-vous professionnel.
Chaque soirée une occasion de se former.
Et dormir finirait presque par ressembler à une mauvaise optimisation du planning.
Ce n’est évidemment pas l’objectif.
Optimiser son temps ne signifie pas remplir chaque minute.
Cela peut justement signifier l’inverse.
Automatiser trois heures de tâches inutiles peut permettre de terminer plus tôt.
Déléguer certaines opérations peut permettre de prendre davantage de vacances.
Mieux organiser son entreprise peut permettre de ne plus travailler le week-end.
La valeur du temps n’est donc pas exclusivement financière.
Une heure avec ses proches possède aussi une valeur
Elle est simplement beaucoup plus difficile à mettre dans Excel.
C’est pourtant un point fondamental lorsqu’on entreprend.
Pourquoi souhaitons-nous gagner davantage ?
Pourquoi souhaitons-nous développer notre entreprise ?
Pourquoi cherchons-nous à automatiser ?
Pourquoi voulons-nous recruter ?
Si le résultat consiste uniquement à remplir chaque heure récupérée avec davantage de travail, nous risquons de construire une machine qui grandit sans jamais réellement améliorer notre quotidien.
L’argent est une ressource renouvelable.
Le temps ne l’est pas.
Et cela change complètement l’équation.
Gagner moins par heure peut parfois être une excellente décision
Autre paradoxe.
Imaginez deux missions.
La première rapporte 150 € par heure mais vous épuise, nécessite de nombreux déplacements et vous empêche de développer d’autres projets.
La seconde rapporte 100 € par heure, peut être réalisée dans de meilleures conditions, génère des revenus réguliers et correspond davantage à l’entreprise que vous souhaitez construire.
La première possède le meilleur taux horaire.
La seconde peut pourtant être beaucoup plus intéressante stratégiquement.
La valeur du temps ne peut donc jamais être réduite à une simple division.
Il faut également prendre en compte la récurrence, le risque, la charge mentale, le plaisir, les opportunités futures et la direction dans laquelle chaque activité fait évoluer l’entreprise.
La valeur d’une heure évolue avec l’entreprise
Au lancement, passer dix heures à créer soi-même quelque chose plutôt que de dépenser 500 € peut être une excellente décision.
Trois ans plus tard, la même décision peut être une erreur.
Parce que la trésorerie a évolué.
Parce que l’activité a évolué.
Parce que les opportunités ont évolué.
Et surtout parce que la valeur du temps du dirigeant a évolué.
C’est pourquoi les décisions prises au démarrage doivent régulièrement être réévaluées.
La question :
« Pourquoi faisons-nous comme ça ? »
mérite parfois d’être posée simplement parce que la réponse est :
« Parce qu’on a toujours fait comme ça. »
Faire, déléguer, automatiser… ou supprimer
Nous retrouvons ici les quatre options de l’épisode précédent.
Lorsqu’une tâche consomme du temps, demandez-vous d’abord si elle est réellement nécessaire.
Si elle ne l’est pas :
Supprimer.
Si elle est répétitive et peut être réalisée de manière fiable par un système :
Automatiser.
Si elle nécessite une compétence que quelqu’un d’autre possède mieux que vous :
Déléguer.
Et si votre expertise, votre relation ou votre capacité de décision est réellement nécessaire :
Faire.
Mais cette fois, nous pouvons ajouter une cinquième question :
« Combien cette décision me coûte-t-elle réellement en temps ? »
Elle peut complètement changer la réponse.
Le temps comme indicateur de gestion
Les entreprises suivent naturellement leur chiffre d’affaires, leurs dépenses, leurs marges ou leur trésorerie.
Mais relativement peu suivent réellement où part le temps du dirigeant.
Faire l’exercice pendant seulement deux semaines peut être extrêmement instructif.
Sans chercher à chronométrer chaque seconde, notez approximativement votre temps consacré à :
production, clients, commercial, administratif, management, communication, stratégie, formation et tâches répétitives.
Puis regardez le résultat.
Il peut y avoir un écart considérable entre :
« Je pense consacrer beaucoup de temps au développement de mon entreprise »
et :
« Je consacre réellement 70 % de ma semaine à produire et gérer des urgences. »
Mesurer permet déjà de comprendre.
Et comprendre permet ensuite de choisir.
La vision LudiKreation : la technologie doit aussi permettre de récupérer du temps
C’est une réflexion que nous retrouvons régulièrement dans les projets accompagnés par LudiKreation.
Un site internet, une intelligence artificielle, une automatisation ou un développement spécifique ne doivent pas être ajoutés simplement parce que la technologie existe.
Ils doivent résoudre quelque chose.
Et le temps peut parfaitement constituer ce problème.
Lorsqu’une entreprise saisit trois fois la même information dans trois logiciels différents, la question n’est peut-être pas de travailler plus vite.
Il faut peut-être connecter les logiciels.
Lorsqu’un salarié répond cinquante fois par semaine à la même demande, il existe peut-être une partie du processus qui peut être automatisée.
Lorsqu’une équipe passe plusieurs heures à produire manuellement un document à partir de données déjà disponibles, un développement spécifique peut peut-être transformer plusieurs heures de travail en quelques minutes.
La technologie est particulièrement intéressante lorsqu’elle rend du temps aux personnes qui l’utilisent.
Web, développement, IA et automatisation prennent alors une dimension beaucoup plus concrète : ils ne servent plus uniquement à « digitaliser » l’entreprise.
Ils permettent de réallouer une ressource limitée vers des activités ayant davantage de valeur.
Alors, combien vaut réellement une heure de votre temps ?
Probablement plus que vous ne le pensez.
Mais pas nécessairement parce que vous pourriez la facturer 100, 200 ou 500 €.
Une heure peut valoir beaucoup parce qu’elle permet de signer un contrat.
Parce qu’elle permet de prendre une décision importante.
Parce qu’elle évite une erreur.
Parce qu’elle permet d’apprendre une compétence.
Parce qu’elle permet de construire quelque chose qui produira de la valeur pendant plusieurs années.
Ou simplement parce qu’elle permet de rentrer chez soi une heure plus tôt.
C’est peut-être finalement la principale leçon :
la valeur de votre temps dépend surtout de ce que vous choisissez d’en faire.
Entreprendre — Épisode 3 : ce qu’il faut retenir
Le temps de l’entrepreneur n’est jamais réellement gratuit. Une tâche réalisée soi-même ne provoque peut-être aucune sortie d’argent, mais elle mobilise une ressource qui aurait pu être utilisée ailleurs.
Il faut néanmoins éviter l’excès inverse : chaque heure économisée ne se transforme pas automatiquement en chiffre d’affaires, et toutes les heures ne possèdent pas la même valeur.
L’objectif n’est donc pas de transformer sa vie en tableau de rentabilité.
Il est de comprendre suffisamment la valeur de son temps pour prendre de meilleures décisions.
Que dois-je continuer à faire ? Que puis-je déléguer ? Que puis-je automatiser ? Que devrais-je supprimer ? Et surtout : que vais-je faire du temps récupéré ?
Car au fond, développer une entreprise ne devrait peut-être pas seulement permettre de gagner davantage d’argent.
Cela devrait aussi permettre de mieux choisir comment utiliser son temps.
À suivre : Entreprendre — Épisode 4
Pour la suite, je poursuivrais justement sur une question qui découle naturellement des trois premiers épisodes :
Chiffre d’affaires, marge ou liberté : comment mesurer réellement la réussite d’une entreprise ?
Parce qu’une entreprise qui réalise davantage de chiffre d’affaires n’est pas nécessairement une entreprise qui se porte mieux.
Et surtout, la plus grosse entreprise n’est pas forcément celle que nous avons envie de construire.
