Quand on passe sept, huit et parfois dix heures dans une journée devant son ordinateur, le bureau finit forcément par devenir autre chose qu’un simple endroit où poser un écran et un clavier. C’est un outil de travail à part entière. Et en regardant mon espace aujourd’hui, je me rends compte qu’il raconte assez bien l’évolution de mon activité ces dernières années.

Je n’ai jamais vraiment décidé un matin de construire « le setup idéal ». Il s’est plutôt construit progressivement, en fonction de mes besoins. Un deuxième écran parce qu’un seul ne suffisait plus. Un ordinateur portable parce que je travaillais de plus en plus souvent ailleurs. Une caméra et un micro avec la multiplication des rendez-vous en visioconférence. Du matériel photo et vidéo pour la création de contenu. Puis la formation à distance est venue ajouter encore de nouveaux usages.

Aujourd’hui, mon bureau doit donc être capable de suivre plusieurs versions de mon métier. Je peux commencer ma journée dans Visual Studio Code, passer sur Photoshop ou Premiere, avoir un rendez-vous client en visio, travailler sur un serveur distant, utiliser plusieurs outils d’intelligence artificielle, préparer une formation et terminer sur la rédaction d’un article comme celui-ci.

Ce n’est probablement pas le setup le plus minimaliste du monde.

Mais c’est le mien.

Et surtout, il s’est construit autour de ma manière de travailler.

Le Mac mini comme poste de travail principal

Au centre de mon installation se trouve aujourd’hui un Mac mini. C’est mon poste principal lorsque je travaille depuis mon bureau et celui sur lequel se déroule une grande partie de mon activité quotidienne chez LudiKreation.

Développement web, Visual Studio Code, navigation, suite Adobe, connexions aux serveurs distants, outils et connecteurs liés à l’intelligence artificielle… mes journées peuvent rapidement multiplier les logiciels, les fenêtres et les environnements. Ce que je recherche donc principalement dans mon poste fixe n’est pas une machine spectaculaire, mais quelque chose que je peux allumer le matin et utiliser plusieurs heures sans avoir à réfléchir à la machine elle-même.

C’est finalement un critère que j’accorde de plus en plus à mon matériel professionnel : moins je pense à l’outil, mieux il remplit son rôle.

Le Mac mini possède également un avantage assez évident dans cette configuration : il prend très peu de place. Sur un bureau où les écrans, claviers, périphériques, carnets et différents objets finissent rapidement par s’accumuler, récupérer quelques dizaines de centimètres est loin d’être anecdotique.

Mais la machine seule importe finalement assez peu. Ce qui a réellement changé ma manière de travailler au quotidien, c’est ce qu’il y a devant.

Deux écrans… et bientôt peut-être trois

Je travaille actuellement avec deux écrans de 23 pouces, un CRUA et un Samsung incurvé.

Le double écran fait partie de ces habitudes dont il devient extrêmement difficile de revenir en arrière une fois qu’on y a goûté. Ce n’est pas simplement une question de confort ou d’avoir « plus grand ». L’intérêt réside surtout dans la possibilité de conserver plusieurs contextes visibles simultanément.

Quand je développe, je peux travailler dans Visual Studio Code tout en conservant le navigateur ouvert à côté. Garder une documentation visible pendant que j’interviens sur un projet. Comparer le back-office et le front-office d’un site. Surveiller un traitement tout en travaillant ailleurs. Déplacer Photoshop, un terminal, une connexion distante ou une fenêtre de prévisualisation sans passer continuellement d’un espace à l’autre.

Cela paraît être un détail jusqu’à ce qu’on additionne les centaines de changements de fenêtre évités dans une journée.

Et pourtant, je réfléchis actuellement sérieusement à passer à trois écrans.

Il y a quelques années, j’aurais probablement trouvé cela excessif.

Aujourd’hui, beaucoup moins.

L’intelligence artificielle commence presque à mériter son propre écran

C’est probablement l’une des évolutions les plus récentes de mon espace de travail.

L’intelligence artificielle n’est plus pour moi un site que j’ouvre ponctuellement lorsque j’ai une question. Elle est progressivement devenue un environnement de travail parallèle.

Je l’utilise pour le développement, pour confronter une solution technique, analyser certaines informations, travailler sur du contenu, préparer des formations, rechercher des pistes, structurer des idées ou interagir avec différents outils et connecteurs. Cela ne remplace évidemment pas Visual Studio Code, mon navigateur ou mes autres logiciels. Cela vient s’ajouter à eux.

C’est précisément ce qui me fait envisager une configuration à trois écrans.

L’idée serait assez simple : un premier écran dédié à l’environnement IA, un deuxième pour le navigateur et Visual Studio Code, puis un troisième pour le rendu, les mails ou les éléments que j’ai besoin de garder visibles sans qu’ils occupent mon espace de travail principal.

Je ne sais pas encore si cette organisation survivra à l’épreuve du quotidien.

Et c’est justement pour cela que je veux la tester.

Parce que je ne souhaite pas ajouter un troisième écran simplement pour avoir un setup plus impressionnant. S’il me permet réellement de réduire les changements de contexte et d’être plus confortable pendant mes longues journées, il restera. S’il finit par afficher ma boîte mail toute la journée sans véritable intérêt, deux écrans étaient probablement suffisants.

C’est aussi comme cela que mon bureau s’est construit jusqu’à présent : tester, conserver ce qui améliore réellement le travail et oublier le reste.

Un grand bureau, parce que tout ne se passe pas dans l’écran

Quand on parle de setup informatique, on commence généralement par l’ordinateur, les écrans ou les périphériques.

Pourtant, l’un des éléments que j’apprécie le plus dans mon installation est beaucoup moins technologique : avoir un grand bureau.

Et les photos illustrent assez bien pourquoi.

Il y a évidemment le clavier, la souris et les écrans. Mais il y a aussi régulièrement un carnet, des documents, des notes, un téléphone, un autre ordinateur, du matériel à tester ou simplement tout ce qui accompagne une véritable journée de travail.

Mon bureau n’est pas une photo Pinterest.

Il vit.

Il y a des jours où il est parfaitement rangé et d’autres où les feuilles commencent mystérieusement à se multiplier autour de moi. Généralement, plus je travaille sur plusieurs sujets en parallèle, plus il devient facile de reconstituer ma journée simplement en regardant ce qui traîne dessus.

Et finalement, cela me convient.

Je préfère disposer d’un espace suffisamment grand pour pouvoir travailler réellement plutôt que de construire un environnement minimaliste que je passerais ma journée à essayer de maintenir parfaitement vide.

Après sept à dix heures de travail, l’ergonomie et l’espace comptent beaucoup plus pour moi que la photo du setup.

Un deuxième espace de travail qui tient presque dans un sac

Mon poste fixe ne représente pourtant qu’une partie de mon organisation.

À côté du Mac mini, j’utilise également un HP Victus comme ordinateur portable. Celui-ci répond à un besoin très différent : la mobilité.

Lorsque je travaille en déplacement ou lorsque j’assure une formation ailleurs, je dois pouvoir retrouver une grande partie de mon environnement sans dépendre de mon bureau principal. Je conserve donc mes outils habituels, mes accès, Visual Studio Code et mes différents environnements, avec en plus les outils de visioconférence comme Teams lorsque la situation le demande.

Le changement le plus difficile lorsque l’on quitte un poste fixe à plusieurs écrans n’est d’ailleurs pas forcément la puissance de la machine.

C’est la disparition des écrans.

Passer brutalement de deux moniteurs à l’unique écran d’un ordinateur portable donne rapidement l’impression de travailler à travers une fenêtre beaucoup trop petite.

C’est pour cette raison que j’ai ajouté à ma configuration nomade un petit écran portable supplémentaire. Il ne remplace évidemment pas le confort du bureau, mais il permet de recréer un double écran presque n’importe où.

Pour travailler ponctuellement ailleurs, c’est confortable.

Pour former, cela devient presque indispensable.

Former à distance change complètement les besoins

La formation prend progressivement davantage de place dans mon activité, et c’est intéressant de constater à quel point cela modifie également les besoins matériels.

Lorsque je développe seul, je peux organiser mes fenêtres comme je le souhaite et changer d’application en permanence. En formation, il faut simultanément penser à ce que voit l’apprenant.

Il peut y avoir Teams ou un autre outil de visioconférence, le support pédagogique, mes propres notes, une démonstration, un navigateur, Visual Studio Code, un terminal ou un environnement métier à présenter.

Avec un seul écran, cela devient rapidement une succession permanente de fenêtres que l’on ouvre, masque et partage.

Avec deux, on peut conserver un espace réservé à ce que l’on montre et un autre à tout ce que l’apprenant n’a pas besoin de voir.

C’est un détail technique, mais il améliore énormément la fluidité d’une formation.

Et paradoxalement, alors que mon bureau fixe serait parfaitement adapté pour cela, j’assure aujourd’hui une bonne partie de mes formations en situation nomade. Mon Victus et son écran portable constituent donc presque un second setup : beaucoup plus compact, mais pensé autour du même principe.

Retrouver suffisamment d’espace numérique pour ne pas avoir à lutter contre son matériel.

Caméra, micro, casque : le bureau du développeur a changé

Il y a quelques années, j’aurais probablement décrit mon bureau essentiellement à travers mon ordinateur et mes écrans.

Aujourd’hui, cela ne suffirait plus.

Une partie importante de mon métier passe désormais par la communication : rendez-vous clients, réunions, visioconférences, formations et création de contenu.

J’utilise donc également une caméra DJI, un Canon EOS 700D, un stabilisateur Crane M2, ainsi qu’un micro Rode installé sur bras. À côté de cela, mon casque est beaucoup plus basique.

Et j’aime finalement assez bien ce contraste.

Tout n’a pas besoin d’être haut de gamme.

Je préfère investir lorsqu’un matériel apporte réellement quelque chose à mon activité et conserver une solution simple lorsqu’elle répond parfaitement au besoin.

C’est d’ailleurs une règle que j’applique de plus en plus à l’ensemble de mon environnement professionnel : acheter pour un usage, pas pour compléter un setup.

Le développement du podcast et de la vidéo va probablement encore faire évoluer cette partie dans les prochains mois. Mon bureau devient donc progressivement autant un espace de développement qu’un petit espace de production numérique.

Le setup parfait n’existe probablement pas

En préparant cet article, j’ai pris quelques photos de mon bureau.

Et ma première réaction a été assez prévisible :

« Il faudrait quand même ranger tout ça avant. »

Il y avait des feuilles. Des livres. Des câbles. Des objets qui n’avaient rien à faire là. Une tasse. Du matériel posé provisoirement depuis probablement beaucoup trop longtemps.

Bref, un bureau sur lequel quelqu’un travaille réellement.

Nous avons tellement pris l’habitude de voir des setups parfaitement organisés sur les réseaux sociaux qu’on pourrait presque croire qu’un développeur travaille normalement devant trois écrans parfaitement alignés, un clavier mécanique posé exactement au centre, une petite plante verte et une lumière violette derrière le bureau.

Chez moi, il y a parfois une pile de papiers.

Et ça fonctionne aussi.

Bien sûr, un espace propre et organisé est beaucoup plus agréable. Je cherche moi-même régulièrement à améliorer le rangement et la gestion des câbles. Mais je n’ai pas envie que mon espace de travail devienne un décor qu’il faudrait préserver.

Le bureau est au service de mon travail. Pas l’inverse.

Et finalement, les photos originales racontent probablement mieux mon quotidien que n’importe quelle image parfaitement mise en scène.

Un setup qui raconte aussi l’évolution de mon métier

Ce qui m’intéresse le plus lorsque je regarde cette configuration n’est finalement pas le Mac mini, la marque des écrans ou le nombre de périphériques.

C’est la raison pour laquelle chaque élément est arrivé.

Le deuxième écran est arrivé parce que mon travail nécessitait davantage d’espace.

Le portable parce que mon activité n’était plus uniquement liée à un bureau.

L’écran portable parce que je voulais retrouver cette surface de travail en déplacement.

La caméra et le micro parce que communiquer à distance est devenu une partie normale du métier.

Le matériel vidéo parce que LudiKreation ne fait plus uniquement du développement.

Et maintenant, je réfléchis à un troisième écran notamment parce que l’intelligence artificielle est devenue suffisamment présente dans mon travail pour modifier physiquement l’organisation de mon bureau.

Pris individuellement, ce ne sont que des objets.

Mis bout à bout, ils racontent assez bien l’évolution de mon activité.

Développeur, entrepreneur, formateur, créateur de contenu… les frontières sont devenues beaucoup moins nettes.

Et mon espace de travail a suivi exactement le même chemin.

Alors, quel est mon setup idéal ?

Probablement celui que j’aurai dans six mois.

Puis il changera encore.

Je pourrais évidemment chercher la configuration parfaite dès maintenant, acheter trois nouveaux écrans identiques, remplacer tous mes périphériques, cacher le moindre câble et construire un environnement parfaitement symétrique.

Mais cela irait presque à l’encontre de la manière dont ce bureau s’est construit.

Je préfère qu’il continue à évoluer avec mes besoins.

Si le troisième écran apporte quelque chose, il trouvera sa place.

Si mes formations prennent davantage d’importance, mon setup nomade évoluera probablement.

Si le podcast et la vidéo se développent, la caméra, le son et l’éclairage prendront naturellement davantage de place.

Et dans quelques années, certains équipements qui me semblent aujourd’hui indispensables auront peut-être complètement disparu.

Finalement, mon setup idéal n’est pas une liste de matériel.

C’est un environnement dans lequel je peux m’installer le matin, travailler plusieurs heures, changer de casquette au cours de la journée et ne jamais avoir l’impression que mon matériel m’empêche de faire ce que j’ai à faire.

Le reste est assez secondaire.

Et si mon bureau continue à évoluer en même temps que mon métier, c’est probablement plutôt bon signe.


LudiKreation — Créer, former, accompagner

Derrière LudiKreation, il y a évidemment des technologies, des outils et du matériel. Mais il y a surtout différentes manières de travailler : développement web, création de sites internet, e-commerce, SEO, intelligence artificielle, automatisation, communication, création de contenu et désormais davantage de formation.

Cet espace de travail s’est construit autour de toutes ces activités.

Et quelque part, il représente assez bien la philosophie que j’essaie d’appliquer aux projets que j’accompagne :

ne pas chercher l’outil le plus impressionnant, mais celui qui répond réellement au besoin.